Fibre to the node
Technologie de déploiement des réseaux haut-débit consistant à équiper les armoires des sous-répartiteurs (SR), voire des points de concentration (PC) en colonne technique d’immeubles d’équipements actifs haut-débit (DSLAM).
Cette technologie est utilisée par la plupart des opérateurs mondiaux, lorsqu’il s’agit d’améliorer la desserte haut-débit de réseaux existants, car :
- Elle réutilise la paire de cuivre du dernier kilomètre diminuant de façon considérable la quantité de génie civil nécessaire,
- Elle permet d’augmenter considérablement le débit fourni, par rapport à une bouche locale 100% cuivre, en réduisant la longueur du fil de cuivre reliant le client à la fibre, 50 Mbit/s en VDSL2 jusqu’à 500 mètres, 100 Mbit/s jusqu’à 100 mètres, voire 500 Mbit/s en G.fast,
- Elle permet un déploiement des réseaux beaucoup plus rapide,
- L’investissement total pour l’opérateur est compris entre 1⁄4 et 1⁄10 du FTTH (à cause du génie civil), s’il réutilise le cuivre existant. En effet, le génie civil représenterait 50 % de l’investissement FTTH par abonné[1]. De plus cette solution dispense d’intervenir chez les abonnés. L’économie est inversement proportionnelle à la densité de population.
En France, l’ouverture à la concurrence des SR était un préalable au déploiement de cette technologie. L’amendement Leroy de la loi de modernisation de l’économie (Article 29 bis A) libéralise complètement le marché de la sous-boucle locale.
En France, environ 40 % des lignes téléphoniques sont limitées à un débit inférieur à 8 Mbit/s. La technologie FTTC commence donc à être considérée sérieusement, compte tenu des coûts, et surtout des délais de déploiement du FTTH, annoncés par les trois opérateurs dominants.
Autant on dispose de bonnes informations sur les longueurs des fils de cuivre raccordant les foyers français, autant on n’a pas d’information fiable sur la répartition des longueurs de cuivres jusqu’aux SR, qui permettrait d’estimer les débits accessibles sur la France, via des déploiements FTTC.
Un autre facteur limitant le déploiement de cette technologie est le coût de l’abonnement qui est, en France, indépendant du débit réel fourni au client (entre 0,5 et 20 Mbits). Les opérateurs sont donc peu incités à améliorer le débit des clients via le FTTC, alors qu’ils espèrent augmenter le prix de l’abonnement via le FTTH.
